Rapport Muséum 2014

Les muséums d’Histoire naturelle, institutions à vocation à la fois scientifique et culturelle, occupent aujourd’hui une place de premier plan dans le paysage de la Culture scientifique et technique en France. Ils possèdent un important patrimoine naturaliste et scientifique, hérité des cabinets de curiosité et de la systématique dont l’enrichissement continu depuis plus de deux siècles constitue une référence pour les sciences naturalistes comme pour leur histoire. Comme l’ensemble des musées, les muséums sont confrontés à cet équilibre si délicat à trouver, et devant être constamment maintenu entre collecte, étude et conservation, auxquelles s’ajoute le partage avec les publics des défis posés par les questions environnementales et sociétales actuelles.

Acteurs majeurs de l’inventaire de la biodiversité, les muséums ont engagé l’informatisation de leurs collections. Pour autant, le manque de moyens humains et de méthodologies de comptage standardisées freine considérablement le processus, ne permettant pas encore aux scientifiques d’exploiter convenablement les connaissances potentielles contenues dans ces collections, oblitérant la diversification des modes de médiation.

La démarche d’observation engagée par l’OCIM en direction des muséums d’Histoire naturelle a porté en premier lieu sur le patrimoine de ces institutions, visant à opérer une catégorisation des établissements et un repérage large des collections, en identifiant et quantifiant chacune de leurs composantes. Celui-ci a ainsi constitué un inventaire de métadonnées patrimoniales relativement poussé, qui se voulait à la hauteur des volumes en jeu, complété d’une analyse quantitative et d’une mise en lumière des problématiques associées.

Pour se faire, l’objectif fut dans un premier temps d’appréhender le paysage global de ces établissements en France : leur répartition, leur typologie intrinsèque ; le poids et la diversité des collections ; l’état des lieux des démarches d’inventaire et de récolement.

Mettre en visibilité les collections naturalistes des muséums doit ainsi permettre d’en améliorer la connaissance, et d’en faciliter l’accès et l’exploitation par les professionnels concernés. Ceci intéresse d’une part les personnels des conservations concernées par ces collections dans leurs responsabilités patrimoniales – conservation autant que médiation – , d’autre part les chercheurs français et étrangers dont l’intérêt est de mieux se représenter la potentialité des fonds et de se focaliser sur certains d’entre eux.

Plus largement, cette étude comme l’ensemble des enquêtes de l’Observatoire de l’OCIM constituent des outils stratégiques d’information pouvant favoriser la coopération, mais aussi l’analyse et l’aide à la décision utiles à différents profils d’acteurs : les professionnels de terrain eux-mêmes (meilleure connaissance mutuelle, échange sur les pratiques, collaboration et mise en place de partenariats, amélioration de fonctionnement et d’activité, ajustement des projets d’établissements) ; les tutelles (Etat, collectivités, organismes spécialisés) ; et les professionnels des disciplines et champs connexes, non spécialistes mais curieux de ces témoins d’histoires.

Ce présent rapport consolidé sur les collections sera complété par un volet complémentaire, lié cette fois-ci aux activités des muséums et à ce qui les sous-tend d’un point de suivi institutionnel.

En savoir plus sur les missions de l’OPCST

Pour plus d’information :

observatoire.ocim@u-bourgogne.fr

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