Quelques dates

17 mai 1983 : le Directeur des Bibliothèques, des Musées et de l’Information Scientifique et Technique (DBMIST) au sein du ministère chargé de l’Enseignement supérieur confie à Robert Jullien, alors Conservateur du Muséum de Marseille, une mission d’étude et de faisabilité d’un centre technique coopératif au service des musées d’Histoire naturelle . Robert Jullien rend en novembre 1984 son rapport dans lequel il précise ce que pourrait être la mission de l’OCIM :

«L’Office de Coopération et d’Information Muséographiques que souhaite créer le Ministère de l’Éducation nationale aura pour mission prioritaire de remédier à l’isolement technique des nombreux musées et sections d’histoire naturelle de province et de favoriser leur développement en intervenant auprès d’eux, en fonction des besoins, sur les trois plans :

– de la formation (formation continue, dans les domaines de pointe de la muséologie, des personnels de musées français ou étrangers, sous la direction de spécialistes français ou étrangers) ;

– de l’assistance technique (prêt de matériel, gestion d’expositions, recherche muséographique concertée, mise au point de maquettes, de jeux audio-visuels, de banques de données sur les produits, les fournisseurs, les techniques, les éléments de médiathèque, les interlocuteurs administratifs et financiers, etc.) ;

– de la documentation, en collectant l’information sur l’activité des musées scientifiques et en la diffusant auprès des organismes intéressés, tant en France qu’à l’étranger.

Mais au-delà de ces objectifs prioritaires, l’OCIM aura aussi pour fonction d’être le plus ouvert possible à la discussion et à la coopération avec d’autres partenaires potentiels : écomusées, maisons de parc, réserves, associations, collectivités locales, organismes culturels. L’OCIM aura une vocation nationale mais il aura aussi un rôle à jouer au plan international. »

1er janvier 1985 : création de l’OCIM en tant que service commun de l’université Paul Valéry à Montpellier, implantation marquant ainsi la volonté d’être au service des musées de province ; Robert Jullien en est le premier directeur.

Courant 1985, premier voyage d’études à Londres, premières formations et premières « Notes techniques », périodique à destination des musées d’Histoire naturelle.

Été 1988 : à la suite de la démission du directeur, transfert de l’OCIM de Montpellier à l’université de Bourgogne à Dijon, comme service universitaire accueilli dans des locaux appartenant à la Ville de Dijon.

Philippe Guillet succède à Robert Julien.

Automne 1988 : premier numéro de La Lettre de l’OCIM, document de 20 pages diffusé à 300 exemplaires.

1989 : première parution de l’Annuaire des fournisseurs des musées ; c’est à partir de ce répertoire d’adresses que la Mission Musées du ministère chargé de l’Enseignement supérieur demande à l’OCIM de concevoir et d’organiser le premier Salon International des Techniques Muséographiques (SITEM).

décembre 1990 : succès du premier SITEM à Dijon avec 105 exposants et 2 000 visiteurs. Le SITEM est lancé et deviendra biennal puis annuel. Il est encore aujourd’hui porté par MuseumExperts.

Début des années 1990 : les liens de l’OCIM avec le monde de la Recherche s’affirment à l’occasion de la création d’un laboratoire de muséologie (futur Centre de Recherche sur la Culture et les Musées) au sein de l’université de Bourgogne à Dijon. Ce laboratoire tient une place particulière dans le développement de l’OCIM.

septembre 1991 : nouvelle maquette de La Lettre de l’OCIM et introduction partielle de la quadrichromie.

Été 1992 : l’OCIM rejoint les locaux de l’université de Bourgogne, rue Chabot-Charny, à Dijon

novembre 1993 : premières journées d’études « Terre, modèles, musées ». Ce type de formation, s’apparentant à un colloque et privilégiant l’échange entre participants et intervenants, est toujours proposé dans les programmes de formation de l’OCIM.

avril 1995 : voyage d’études au Québec et entente de coopération entre l’OCIM et la Société des musées québécois.

1995 : développement du secteur Conservation dont l’activité d’assistance directe aux établissements prend fin en 2007 avec le départ en retraite de Gilles Pacaud.

1996 : premier site Internet de l’OCIM (www.ocim.org) et mise en place d’un programme annuel de formation combinant stages et journées d’études.

mai 1997 : voyage d’études au Canada et aux États-Unis.

mars 1998 : Premières Rencontres francophones Nouvelles Technologies et Institutions muséales organisées à Dijon conjointement avec la Société des musées québécois et le Ministère de la Communauté française de Belgique Wallonie-Bruxelles. Ces premières Rencontres seront suivies par celles de Montréal en septembre 1999 puis celles de Bruxelles en octobre 2000

février 2000 : l’OCIM devient service général de l’université de Bourgogne. Une nouvelle convention, signée en décembre avec le ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, prévoit, notamment, la mise en place d’un comité d’orientation et de pilotage composé de représentants des tutelles et d’institutions muséales de culture scientifique et technique. Cette convention précise en préambule les activités de l’OCIM et les publics :

« Considérant que, pour améliorer leur fonctionnement, les musées, les centres de culture scientifique et technique et les établissements d’enseignement supérieur ainsi que les autres acteurs de la culture scientifique et technique doivent pouvoir accéder : à toute information relative aux institutions muséales et à la diffusion de la culture scientifique, technique et industrielle, implantations géographiques, activités…) ; à toutes les ressources en muséographie des sciences et des techniques, en techniques de conservation et de valorisation des collections, en produits de culture scientifique, technique et industrielle (expositions, audiovisuel, mallettes pédagogiques…). Considérant que les différents acteurs de la culture scientifique et technique doivent pouvoir bénéficier, dans leur domaine d’activité, d’une formation continue ».

La mission de l’OCIM est celle de « constituer un centre de ressources spécialisé en muséographie et en muséologie des sciences et des techniques accessible aux établissements et acteurs ci-dessus mentionnés ».

Pour son activité, l’OCIM doit disposer d’un fonds documentaire et il peut « procéder à l’édition d’ouvrages et de périodiques ou de documents spécialisés en vue de le compléter ».

juin 2003 : premières rencontres franco-allemandes de professionnels de musées de sciences à Munich, suivies par celles de Dijon en avril 2005.

septembre-octobre 2003 : nouvelle maquette de La Lettre de l’OCIM avec un nouveau « rubriquage ». La diffusion de La Lettre de l’OCIM ne cesse de progresser.

2005 : l’Office fête ses 20 ans et publie le n°100 de La Lettre de l’OCIM.

2007 : l’Etat et l’université de Bourgogne font évoluer les missions de l’OCIM afin notamment d’y « intégrer une fonction d’observatoire du champ du Patrimoine et de la Culture scientifiques et techniques, en collaboration avec les autres institutions concernées ».

Louis-Jean Gachet devient directeur de l’OCIM.

2009 : l’Observatoire du Patrimoine et de la Culture scientifiques et techniques est officiellement lancé en novembre à Dijon. Les secteurs fondateurs de l’OCIM (édition, formation, information-documentation) accompagnent et nourrissent l’émergence du secteur observation.

2010 : une nouvelle convention est signée en décembre entre l’université de Bourgogne et le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Outre la mise à jour de la définition des missions de l’OCIM, cette convention énonce la nouvelle gouvernance composée du conseil des tutelles (uB – MESR) et du comité consultatif réunissant une vingtaine de professionnels représentatifs de la diversité des acteurs institutionnels.
Cette reconfiguration de l’OCIM permet la création de nouveaux services aux professionnels comme OCIM Infos, newsletter mensuelle présentant l’actualité des musées, ou les Plateformes collaboratives de l’Observatoire du Patrimoine et de la Culture scientifiques et techniques comme outils de recueil de données et plateformes réseaux. Au programme annuel de formation continue s’ajoute l’offre de formations sur mesure, pour répondre aux besoins des institutions et des collectivités.

Cette même année l’OCIM a 25 ans et devient l’Office de Coopération et d’Information Muséales.

2011 : l’édition d’ouvrages reprend ; les Plateformes OCIM + dédiées aux participants des formations se développent.

2012 : lancement de Repérages, bulletin bibliographique mensuel recensant les articles professionnels dans le champ des Musées, du Patrimoine et de la Culture scientifiques et techniques.

Et le site de l’OCIM fait peau neuve pour faciliter l’accès aux ressources, outils et services qu’il développe en partenariat avec les acteurs concernés.

Novembre 2013 : Sylvie Grange succède à Louis-Jean Gachet à la direction de l’OCIM.

Novembre 2016 : Samuel Cordier succède à Sylvie Grange à la direction de l’OCIM.

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