Marseille : ville monde, histoire complexe. Quelle collection pour le musée d’Histoire ?

Journées d’étude les 17 et 18 avril 2014 à Marseille

Organisées par le musée d’Histoire de Marseille, Approches Cultures et Territoires, le Groupement d’intérêt scientifique « Institutions patrimoniales et pratiques interculturelles », Ancrages et Office de Coopération et d’Information Muséales, les journées d’étude Marseille : ville monde, histoire complexe. Quelle collection pour le musée d’Histoire ? auront lieu au musée d’Histoire de Marseille les 17 et 18 avril 2014.

Ces journées d’étude partent d’une rencontre entre les questions d’un musée et celles d’associations. Le musée d’Histoire de Marseille, tout récemment ré-ouvert sur le site archéologique du port fondateur, présente 2 600 ans d’histoire maritime et portuaire de la ville. Le parcours muséographique donne à voir la complexité de cette ville singulière et plurielle par son commerce, ses industries de produits coloniaux, ses migrants. Mais, au-delà des images médiatisées, comment inscrire l’histoire ordinaire des gens d’aujourd’hui dans le passé bien documenté de la ville-monde ? Quelle place pour les témoignages, les souvenirs, les archives qui rappellent l’existence de quartiers, de bidonvilles et d’usines disparus ?

La maquette d’un « village auto construit » ayant l’image d’un village kabyle qui avait existé entre les années 1950-1990 à l’Estaque a été redécouverte. Cette maquette a été réalisée par une association d’architectes, « Face à Face », avant  la destruction du village, dans le cadre d’un atelier pédagogique en partenariat avec le musée d’Histoire de Marseille. Elle a été provisoirement exposée dans une école primaire du quartier. Où la déposer pour la protéger durablement? Est-elle un objet digne d’être patrimonialisé ? Quel rapprochement peut être établi avec le projet de « village kabyle » fait au début du XXe siècle par la chambre de commerce de Marseille ? De quelles représentations témoignent cette maquette et ce projet ? Comment passer d’un processus de patrimonialisation en cours auprès des habitants du quartier à une procédure de légitimation par les institutions patrimoniales ?

Ces questions, qui seront débattues à l’occasion de ces journées d’étude, rejoignent celles que le Groupement d’intérêt scientifique « Institutions patrimoniales et pratiques interculturelles » développe depuis 2011, en croisant les points de vue de conservateurs de musées, archivistes, bibliothécaires, chercheurs et responsables associatifs.

Programme prévisionnel

Jeudi 17 avril après-midi 

Visite libre de l’exposition permanente du musée, suivie d’un débat

Vendredi 18 avril matin 

Tables-rondes autour de la maquette du « village kabyle » (Regards croisés autour d’un village disparu de l’Estaque), du rôle des centres sociaux dans la patrimonialisation et des balades patrimoniales….

Avec la participation de Jacques Barou, ethnologue ; Jean-François Leclerc, directeur du Centre d’histoire de Montréal (Québec) ; Xavier de la Selle, directeur du Rize (Villeurbanne) ; Dominique Serena Allier, directrice du Museon arlaten ; Marion Serre, sociologue et chargée de mission à l’École nationale supérieure d’Architecture de Marseille ; Gilles Suzanne, sociologue, ;Jacques Vialle, directeur de l’école de l’Estaque…

Renseignements :

claudiobroitman@gmail.com

helene.hatzfeld@culture.gouv.fr