Le musée d’Histoire maritime de la Citadelle de Saint-Tropez

Le musée a rouvert ses portes au public durant l’été 2013.

L’établissement se veut le conservatoire de la mémoire tropézienne, mais aussi un lieu d’Histoire et d’histoires, de réflexions et d’ouverture sur le monde, sur le passé, le présent et l’avenir de la ville.

Haut lieu de la défense de Saint-Tropez pendant plusieurs siècles, la Citadelle est depuis 1958, date de l’ouverture du musée naval, antenne du musée national de la Marine, un des grands lieux culturels de la commune. En 2002, le musée naval ferme ses portes afin que le donjon de la forteresse puisse être restauré. La municipalité souhaite alors conserver une thématique maritime, mais en insistant sur l’identité de Saint-Tropez. Cet objectif a pu aboutir grâce à un renouvellement de la connaissance de l’histoire tropézienne essentiellement dû aux travaux universitaires de Gilbert Buti sur le quartier maritime de Saint-Tropez au XVIIIe siècle, aux travaux de Daniel Faget sur l’usine des câbles, les pêches et l’environnement marin ou ceux de Laurent Pavlidis sur la construction navale en Provence et l’activité au long cours des marins tropéziens.

Le musée : un lieu de découverte de l’histoire maritime des Tropéziens

Les collections permettent notamment aux visiteurs de découvrir les navigations passées. Au-delà du cliché trop simpliste de « Saint-Tropez, charmant petit port de pêche », se cache une histoire infiniment plus riche et oubliée. Les 400 m² d’espace disponible évoquent les différentes activités maritimes des 500 dernières années de la cité, à partir de thèmes qui paraissent familiers comme l’école d’hydrographie, la pêche, le cabotage, ou d’autres plus surprenants comme les navigations dans les mers australes ou dans l’océan Indien.

Les collections, achetées par la Ville, prêtées ou données par des particuliers et des institutions, plongent le visiteur dans une histoire qui contribua et contribue encore parfois de façon significative à créer le Saint-Tropez d’aujourd’hui.

Une scénographie ambitieuse au service des collections

Parmi les quelque 250 objets présentés, on peut découvrir des pièces remarquables telles une maquette de vaisseau en os réalisée par des prisonniers français en Angleterre durant le Premier Empire, la maquette de chantier d’un des plus grands trois-mâts construits à Saint-Tropez, les armes d’honneur du capitaine de vaisseau Sibille, un chaudron dans lequel tant de filets furent tintés à la Ponche ou encore une torpille offerte par la DCNS Saint-Tropez. On peut également apprécier des objets de mémoire comme une canne à pêche orientale en bambou ramenée de Chine par un matelot tropézien des Messageries maritimes ou ce coati, animal originaire d’Amérique du Sud qui termina sa vie à Saint-Tropez dans la propriété d’un capitaine avant d’être naturalisé.

Être immergé dans l’intérieur du salon imaginaire d’un capitaine au long cours, autour des objets ramenés lors de voyages ; plonger dans les ambiances froides du cap Horn et apprécier les images filmées lors de navigations sur les derniers grands voiliers au début du XXe siècle ; déambuler au milieu d’un relevé de fouilles d’une tartane coulée à l’entrée du golfe au XVIe siècle ou écouter un pêcheur nous parler de son métier… tels sont quelques-uns des 15 thèmes proposés au cours d’un parcours bâti comme une histoire, une invitation au voyage et à la découverte. Collections, courts textes et scénographie organisent l’histoire comme une intrigue compréhensible par tous les publics. En montrant que grâce à la mer, Saint-Tropez et ses habitants ont su bâtir leur identité et une histoire qui a laissé des traces dans la ville, les archives et dans les familles.

Texte rédigé en collaboration avec Laurent Pavlidis, responsable de la Citadelle

Renseignements

La Citadelle de Saint-Tropez
Musée d’Histoire maritime
1 montée de la Citadelle
83990 Saint-Tropez
téléphone + 33 4 94 97 59 43

citadelle@ville-sainttropez.fr

www.saint-tropez.fr

Légende photo : Présentation de la navigation dans les mers australes
© Ville de Saint-tropez/J.L Chaix