Les enfants de la Patrie – 1871 /1939
Expositions en trois volets

Exposition itinérante du musée national de l’éducation

Volet 1 : Vive la Patrie ! (1871-1914)

L’exposition montre comment l’éducation des enfants, à l’école et dans les familles, est marquée par l’intense patriotisme qui caractérise la société française après la défaite de 1870.

Livres pour enfants, jouets, images et cahiers témoignent du traumatisme de la défaite et de la perte de l’Alsace-Lorraine. Faut-il pour autant imaginer une école vouée à la préparation de la revanche ?

Ce n’est pas si simple. Le patriotisme de l’école ne fait que refléter, le plus souvent avec modération, celui de la société.

Descriptif technique

9 bâches souples avec œillets – 6,7 kg

Public

Collège et lycée

Les enfants de la patrie Volet 2 : La patrie en danger (1914-1918)

L’exposition montre comment les enfants participent à l’élan patriotique qui unit la nation durant la Grande Guerre. Même loin du front, les enfants subissent les effets du conflit : le premier en est l’absence, durable ou définitive, du père. En zone occupée, ils redoutent les brutalités réelles ou imaginaires des troupes allemandes. Mais les enfants ne sont pas uniquement des victimes passives du conflit. Ils se mobilisent symboliquement en jouant à la guerre. En classe, l’effervescence patriotique les pousse à s’impliquer dans les œuvres de guerre. En aidant les combattants, ils répondent à la conviction que les  » poilus  » se battent pour l’avenir de leurs enfants. Les petits échapperont ainsi à l’école allemande, dont les fantasmes collectifs font une sorte de bagne. Dans ces conditions, le retour au bercail des jeunes Alsaciens, pour certains dès 1914, est un thème particulièrement mobilisateur.

Descriptif technique

9 bâches souples avec œillets – 5,7 kg

Public

Collège et lycée

Volet 3 Petits Français, n’oubliez jamais ! (1918-1939)

La Grande Guerre continue à peser sur la génération de l’après-guerre. A l’école, l’Armistice est accueillie avec une retenue bien éloignée des envolées patriotiques de 1914. Si les jeux et les livres pour enfants se montrent plus cocardiers, cette inspiration disparaît vite des catalogues. Le deuil domine la transmission du souvenir de la guerre : le lieu de la célébration des vainqueurs, c’est le monument aux morts autour duquel on rassemble les enfants chaque 11 novembre. Les pertes de la guerre ont renforcé, au sein des très actives associations natalistes, l’obsession du déclin national. La patrie, si présente dans les leçons d’avant-guerre, n’apparaît plus que dans le chapitre ad hoc du cours de morale. Désormais, les espoirs de l’école publique se tournent vers les perspectives de paix dont est porteuse la SDN, mais c’est plutôt hors de la classe que s’exprime le pacifisme le plus radical. Les aspirations de l’école sont en accord avec la politique menée par Briand en 1925, mais elles sont de plus en plus inadaptées, dans les années 30, aux réalités de la situation internationale.

Descriptif technique

9 bâches souples avec œillets – 6 kg

Public

Collège et lycée

Producteurs

Exposition réalisée par Claude Rozinoer, chargée de conservation et de recherche – co-commissaire des trois expositions

Année de création

2015

Renseignements

Musée national de l’éducation

Contact : Mme Corinne Dupendant ou M. Paul-Erwan Bonsens : munae@reseau-canope.fr – 02 32 08 71 00