Art’fer… ailleurs !

Exposition itinéraire à vendre

Cette exposition ne montre qu’un petit bout de la croisée des chemins, entre la matière (qui vit), le paysage (espace vivant) et notre rapport à l’objet (vécu, jeté, usé abondamment) ; en la quittant vous direz peut être : “le plastique ? Un matériau… diabolique !”

Pourquoi la rouille ?

Rouille rime avec andouille, arsouille, barbouille, bidouille, bouille, bredouille, brouille, cafouille, cagouille, carambouille, citrouille, débrouille, dépouille, douille, embrouille, foirfouille, fripouille, frouille, glandouille, gratouille, grouille, magouille, merdouille, mouille, ouille, pedzouille, pendouille, souille, trouille, tambouille, trémouille, zigouille, disent les responsables ; et vous pourrez compléter cette liste à loisir.
Brutalement rejetés, lentement délaissés, ou bien simplement oubliés les objets abandonnés reviennent peu à peu à leur état de matière.
Inerte ?

Pas du tout.
Le bois pourrit, la pierre se réduit géologiquement en sable, quant au plastique…
Mais la ferraille ?
Inexorablement déshabillées de leur peinture, l’oxydation-malédiction s’empare alors de ces carcasses, fûts, barres, plaques, boulons, grilles…
Qualifier d’inerte la ferraille serait presque une injure, tant ce monde grouillant devient le lieu des plus beaux feux d’artifice gratuits et permanents.

Mais quelle ambiguïté pour les spectateurs ! Le « Va t’faire… ailleurs ! » pour les machines à laver, vélos et autres faneuses lâchement, sournoisement jetées en pâture aux orties ne représente que notre incapacité chronique à assumer individuellement et collectivement les conséquences de nos actes.
Pourtant le « A r’faire ailleurs » – optimiste – ouvre les yeux sur ce festival d’orangés, de bruns, de vert de gris…

Ambiguïté aussi face à ces objets : laisser filer les gestes, tout jeter, accepter l’incontrôlé… Ou au contraire tout nettoyer, trier, rénover, récurer… Jusqu’à traquer la dernière parcelle de mystère ?

Cette exposition ne montre qu’un petit bout de la croisée des chemins, entre la matière (qui vit), le paysage (espace vivant) et notre rapport à l’objet (vécu, jeté, usé abondamment) ; en la quittant vous direz peut être : « le plastique ? Un matériau… diabolique ! »

Gabriel Meunier, photographe auteur, Lyon

Le monde doit affronter des bouleversements sans précédent. Il n’est pas sûr que nos outils de perception soient capables de nous aider dans cette tâche. Des milliards d’images circulent quotidiennement. Risques de saturation, de rejet, et de déchets encore ! De sa carrière d’enseignant (sciences économiques et sociales) il retient qu’un équilibre entre humour, critique et poésie est indispensable. Sans cette alchimie le pouvoir de l’image fixe risque d’être dévoyé.

Contact : g.f.meunier@free.fr

Sites internet

http://www.galerimaginaire.org

http://www.Images-4D.org

Expositions à Lyon ; création de la collection de cartes postales « Hémisphères », édition en 2009 du livre du même nom.

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