Il faut sauver la Gloriette de Buffon

Le Muséum national d’histoire naturel lance un appel à contribution auprès du public pour sa rénovation.

La Gloriette de Buffon, monument emblématique du Jardin des Plantes est le plus ancien édifice métallique de Paris. Inscrite depuis 1926 à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, située au sommet de la butte du Labyrinthe, la Gloriette de Buffon a été, construite en 1786-1787 par l’architecte Edme Verniquet, architecte du Roi, et réalisée sur l’ordre du Comte de Buffon, par Claude-Vincent Mille, serrurier du Roi. L’édifice est constitué d’une armature en fer et d’un habillage composé de cinq métaux différents : bronze, cuivres jaune et rouge, laiton et or. S’élevant sur plus de 9 mètres, elle est établie sur un plan de forme circulaire, présentant huit colonnes au total et une sphère armillaire en fonte et cuivre à son sommet. L’ossature en fer, en grande partie dissimulée sous un habillage formant les éléments de décors, est fixée par rivets, la soudure n’existant pas au XVIIIe siècle. La fonte utilisée, issue des forges de Buffon à Montbard, est d’une très grande qualité et constitue un témoin remarquable des techniques utilisées à l’époque.

Pourtant l’avenir de ce belvédère est plus qu’incertain : les éléments, la pollution, la stagnation des eaux… ont détérioré ses décors mais aussi fragilisé sa structure, le rendant dangereux pour le public et obligeant le Muséum national d’Histoire naturelle à fermer son accès. Sa restauration est devenue indispensable et le Muséum lance un appel à contribution auprès du public. La rénovation se déroulera en plusieurs étapes :

  • consolidation de la structure, impliquant un renforcement des pieds de chaque poteau ;
  • traitement des fers de la structure : dépose et repose de l‘habillage, nettoyage par sablage et traitement anticorrosion ;
  • remise en état de l’habillage : réparations des éléments lacunaires et déformés, nettoyage des surfaces par compresses et sablage, mise en place d’un revêtement protecteur et enfin, remise en peinture des dorures ;
  • gestion des eaux au niveau du lanterneau : mise en place d’un système de drainage et d’évacuation afin d’éviter la stagnation de l’eau ;
  • remise en fonction de la sphère armillaire en libérant les éléments bloqués.

Renseignements

www.jardindesplantes.net

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