Musées et recherche : Construction de connaissance au cours des projets

Rencontres le 17 novembre 2015, Paris

Les rencontres  « Musées et recherche » ont démarré en 2010, avec l’objectif de renforcer et développer les alliances entre communautés muséales et universitaires. Elles sont nées dans le cadre des échanges constants, à l’occasion des formations proposées par l’OCIM, entre l’équipe de l’OCIM, et l’équipe de chercheurs animée par Joëlle Le Marec, à Lyon puis à Paris.

Elles ont été envisagées comme un moyen de partager et de discuter de modes de faire et d’être quotidiennement mobilisés dans les alliances multiples et anciennes entre les équipes des musées et les chercheurs, mais de manière souvent beaucoup trop implicite.

Les journées sont un espace de partage et d’initiative entre les professionnels des musées, centres de sciences et les chercheurs, tous également concernés par la contradiction ressentie entre  les missions de service public et le management de l’activité, entre la force des ententes implicites et la fragilité des modalités souvent informelles de coopération culturelle et scientifique.

Au cours des trois éditions précédentes, nous avons ainsi traité des pratiques concrètes de collaboration (commissariats scientifiques, résidences de chercheurs, études des publics et recherches en muséologie et médiation, créations institutionnelles pour collaborer, ententes informelles, etc.), des problématiques interculturelles que les musées et les chercheurs sont amenés à traiter ensemble, des visions critiques et expérimentales de l’innovation.

Lors de cette journée 2015, nous souhaitons creuser une idée qui a souvent traversé les échanges précédents. Les musées peuvent innover à partir de leur propre histoire. Celle-ci  a parfois pu être vécue comme un héritage encombrant. Elle s’avère pourtant être un formidable outil pour comprendre l’évolution de la société, des sciences, des cultures.

De même, la recherche en sciences sociales ne cesse de revisiter ses propres bases, au bénéfice d’une conception de la connaissance qui s’appuie non plus sur son caractère universalisant a priori, mais sur un partage contingent et vivant. Elles réinterprètent leurs propres méthodes d’enquête en les référant à des contextes humains, politiques, culturels qui les contraignent et les nourrissent.

Il résulte de ces démarches culturelles et universitaires un trouble permanent : d’un côté une capacité réelle à travailler dans des conditions imprévues, complexes, qui parfois font changer le cours des projets collectifs et de l’autre, un dynamisme qui contribue à développer des réseaux de connaissance, soutenir des choix courageux ou originaux.

Ce sont ces démarches de projet collectif qui doivent beaucoup à des capacités réflexives et critiques fondées sur les partages et les principes, que nous souhaiterions mettre au cœur de notre journée.

Nous discuterons, lors de ces journées, des projets collectifs au sein desquels musées et chercheurs ré-inventent le musée et la recherche à partir de la réflexion sur leur histoire, leur contexte, leurs limites, leurs visions et leurs savoirs.

Cette journée sous format d’échange cherche à valoriser et croiser les démarches et l’évolution des collaborations entre les musées-structures culturelles-recherche en France et à l’étranger.

Thème et méthodesDestinataire et parcoursInformations pratiques

Ces journées ont été envisagées comme un moyen de partager et de discuter de modes de faire et d’être quotidiennement mobilisés dans les alliances multiples et anciennes entre les équipes des musées et les chercheurs, mais de manière souvent beaucoup trop implicite. Il s’agit de garder et de développer les initiatives communes, les dialogues, la réflexion, sans laisser les tendances gestionnaires ambiantes imposer des modes de travail et des formes de collaborations qui peuvent menacer la vitalité de ce dialogue et de cette proximité, au prétexte de l’améliorer et de la rationaliser. Les journées sont un espace de partage et d’initiative entre les professionnels des musées, centres de sciences et des chercheurs, tous également concernés par la contradiction ressentie entre les missions de service public et le management de l’activité, entre la force des ententes implicites et la fragilité des modalités souvent informelles de coopération culturelle et scientifique.

Au cours des trois éditions précédentes, nous avons ainsi traité des pratiques concrètes de collaboration (commissariats scientifiques, résidences de chercheurs, études des publics et recherches en muséologie et médiation, créations institutionnelles pour collaborer, ententes informelles, etc.), des problématiques interculturelles que les musées et les chercheurs sont amenés à traiter ensemble, des visions critiques et expérimentales de l’innovation.

Lors de cette journée 2015, nous souhaitons creuser une idée qui a souvent traversé les échanges précédents. Les musées peuvent innover à partir de leur propre histoire. Celle-ci a parfois pu être vécue comme un héritage encombrant. Elle s’avère pourtant être un formidable outil de compréhension de l’évolution de la société, des sciences, des cultures.

Chercheurs et enseignants-chercheurs, doctorants, muséologues, médiateurs, conservateurs, chefs de projets, chefs de services, professionnels de l’étude

Lieu et dates : Paris, le 17 novembre 2015

Frais de participation : gratuit

Contact : Pour toute question relative aux inscriptions, vous pouvez contacter Laure Ferdjani.

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